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04 IMG 0915.JPGVoici notre voiture romaine.

Deux chevaux placés de part et d'autre du timon la tractaient .

L'attelage était fait "à la romaine", les animaux étant attachés par le poitrail sur la tête du timon et à deux anneaux placés aux extrémités de la barre de direction..

La suspension par courroie, dont nous verrons des détails dans la suite de cet article, est bien visible.

Une petite sculpture sur bois décore le chapiteau et des ferrures en bronze forgé permettent d'attacher les rênes.

Un petit bagage peut prendre place sous le siège du conducteur.

Le train avant est articulé et pivote dans les virages.

 

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À l'intérieur, deux banquettes se font face, vraisemblablement munies de coussins.

Une fenêtre sur le côté droit devait pouvoir être fermée par un rideau.

Il devait en être de même pour la porte.

 

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Voici la banquette en marche arrière.

Deux personnes pouvaient être assises côte à côte aisément, trois en étant plus serré.


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Vue de face du chariot, montrant l'articulation dans l'axe vertical du timon et la suspension de la roue avant gauche.

La personne placée à droite de la photographie, en contre-bas, peut donner une idée de la dimension et de la hauteur sur roues du véhicule.

 

 

 

 

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Sur cette autre vue de face, la ferrure sculptée de la tête du timon est bien visible



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 La porte est placée sur le côté gauche du chariot.

Si le chariot était stationné sur le côté droit de la chaussée, la personne y montant était alors exposée à la circulation des véhicules, piétons et chevaux le doublant.

Si le chariot était stationné sur le côté gauche de la chaussée, la personne montait depuis le trottoir, à l'abri de la circulation.

Certes ce véhicule est une reconstitution, mais une reconstitution d'après les travaux des archéologues et l'étude des documents de l'époque notamment des sculptures, bas reliefs et monnaies.

Peut-on en déduire que les Romains roulaient à gauche comme les Anglais ?

Des travaux, comme l'examen de portes de villes romaines, permettent de le penser, mais sans certitude.


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Une fenêtre est placée sur le côté droit du chariot.

Un reflet dans l'embrasure de cette fenêtre peut faire croire qu'il y avait une vitre.

J'ai pris ces photos en 2006 et je ne me souviens pas s'il y en avait une. Mais les Romains maitrisaient l'usage du verre et de la vitre et il n'est pas hasardeux de penser que cette fenêtre pouvait être vitrée.

On aperçoit nettement une planche porte-bagage à l'arrière.




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Voici notre chariot vu de l'arrière.

Bien que cela ne soit pas très visible sur cette photo, la caisse ne repose pas sur les essieux, mais elle est suspendue par des courroies attachées au sommet des ferrures qui sont rivées sur l'essieu. Ici l'essieu arrière du véhicule

Voir la page suivante pour le détail de la suspension.

 

 

 

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 Le châssis de la voiture est composé d'une poutre centrale sur laquelle reposent les essieux avant et arrière.

En dernière page de cet article, vous pourrez voir un schéma explicatif.

Vous pouvez distinguer le patin de freinage de la roue arrière (celle de gauche) et en bas de cette roue la barre du "frein à main".

 

 

 

 

12 IMG 0914.JPGNous voyons ici le train avant de la voiture.

Le long de la roue (droite), on aperçoit le système de direction.

Une barre parallèle à la roue est soutenue par une barre perpendiculaire, et tenue par un rivet pivotant.

Cette barre passe sous la poutre de l'axe et s'attache de la même manière sur une autre barre le long de la roue gauche.

Ces trois barres forment, avec une quatrième non visible, un rectangle lorsque la voiture va en ligne droite.

Dans les virages, ce rectangle se déforme en losange, permettant aux roues de rester parallèlle entre elles.

Voyez en haut de la roue de droite, une barre de fer attachée sur la caisse. Nous la retrouverons dans la page suivante.

 

 

 


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 Sur la ferrure au-dessus de la roue, s'attachent deux courroies, elles-mêmes fixées à la caisse du véhicule.

 

 

 

 

 

 

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 Voici la suspension arrière:

Sur la ferrure, au sommet de la pièce en demi-U, viennent s'attacher deux courroies que l'on voit solidement fixées à la caisse par deux crochets qui sont les extrémités de deux barres de fer qui passent sous la caisse pour la soutenir et que l'on retrouve de l'autre côté de la voiture.

 

 

 

 

 

 

16 IMG 0910.JPGMaintenant, la suspension avant.

Comme les roues tournent, la distance de la caisse à la ferrure supportant les courroies augmente si l'on tourne du côté opposé et diminue dans le cas contraire.

Les points d'ancrage des courroies doivent donc pouvoir se déplacer le long de la caisse de la voiture.

C'est ce que l'on voit sur cette photo.

Les courroies sont attachées à des anneaux passés autour d'une barre fixée sur la caisse.

Ces anneaux coulissent selon la direction prise par le chariot.

Ingénieux système qui a plus de 2.000 ans et qui a été perdu au cours du Moyen-âge pour être retrouvé au 18°/19° siècle sur certains carrosses.

 

 

 

 


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Enfin pour terminer, cette barre qui repose sur deux crochets sert de "frein à main".

 

 

 

 

 

planchariotromain

 Le terme moderne de "suspension" est de nos jours inapproprié pour désigner les suspensions de nos voitures.

En effet, nos voitures modernes ne sont pas "suspendues" mais les caisses "reposent" sur les essieux à travers un système oléopneumatique ou à ressorts qui amortit les chocs dus aux roulements.

On comprend mieux l'usage du mot "suspension" dans le langage de notre époque. Il vient des mots latins "suspendeo" et "suspensio" qui désignaient ce système d'amortissements des chocs.

Il devait être efficace puisque Cicéron dans une lettre à Atticus, lui expliquait la dicter à son secrétaire dans sa voiture lors de son voyage (note 1) et que l'empereur Claude jouait aux dés pendant ses voyages (note 2)

Le schéma ci-contre montre le système latin de suspension des véhicules.

 Dans les années 1970, un allemand CW Röring rassembla les documents publiés à ce jour à partir des travaux de fouilles ou des trouvailles archéologiques dans le monde romain et notamment en Belgique, Allemagne, Espagne et en Bulgarie (ex Pannonie).

Il put alors se lancer dans la reconstitution, d'un véhicule romain qu'il publia en 1983. Cette reconstitution est depuis au Römisch-Germanisches Museum de Cologne (Koln) en Allemagne.

NOTE 1: Cicero, lettres à Atticus - 5,17

NOTE 2: Suetone, Vie de Claude - 33,5

Quelques liens:

Romain Traction System (en anglais)

Creative Automotive Research & Development (en français)

La suspension des voitures: une invention diffusée en Hispanie romaine

Tête de palmipède trouvée à Namur (Belgique)

 

 

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