Les Biolocalisateurs
Avant la guerre de Glor, leurs adolescents trop agités étaient équipés d’une cellule sous la peau qui les localisait. Pendant le conflit, ce furent les prisonniers qui la reçurent. Des démangeaisons augmentaient lorsqu’ils s’éloignaient d’un point de référence.
Les Glors les ont adaptés pour leurs amis, les Compagnons. Ce biolocalisateur a la forme d’un cylindre de cinq centimètres pour un diamètre d’un centimètre et demi. Les Enquêteurs le portent dans leur corps au-dessus de la hanche.
Une petite opération sous anesthésie locale permet de l’implanter. À la longue, l'appareil s'enracine dans le muscle qui le porte. On l'enlève sous anesthésie complète. Sur l’écran d’un opérateur d’Astrokastron, quatre indicateurs renseignent sur l’état du porteur.
- – le voyant Connaissance : bleu, si l’Enquêteur est conscient et en forme ; vert lorsque le médecin l’a pris en charge soit à distance, soit en visuel ; jaune-orangé indique une perte de conscience sans état comateux ; rouge pour un coma. Un clignotement est proportionnel à la gravité.
- – le thermomètre Sang est à 100% lorsque rien ne perturbe la circulation sanguine.
- – le signal Disponibilité : de couleur bleue si l’Enquêteur est disponible ; verte quand il est en mission ; jaune lorsqu’il se place en repos ; rouge pour n’être surtout pas dérangé.
- – l’indicateur Localisation fournit les coordonnées GPS du porteur.
Le biolocalisateur permet une communication réduite à une quinzaine de phrases codées toutes faites envoyées en tapotant dessus à travers la peau.
La réception de messages d’Astrokastron provoque des chatouillements plus ou moins fort selon un rythme précis à l’instar du langage morse.
MESSAGES ÉMIS PAR ASTROKASTRON
- – Danger proche.
- – Rapport santé.
- – Envoyez code état.
- – Demande d’état matériel.
- – Réveil d’urgence ou sensibilisation pour éviter de s’endormir ou de sombrer dans le coma.
- – Partenaire réclame assistance.
- – Assistance en cours, patiente.
- – Oméga en approche.
- – Communicateur éteint ou défaillant.
- – Passage en mode intermittent.
- – Réglage, paramétrage en cours.
- – Test.
- – Terminé.
MESSAGES DISPONIBLES À L’ENVOI
- – Réponse à une demande d’état : de 1 (très bas) à 5 (parfait).
- – Dommage matériel.
- – Besoin d’aide.
- – Intervention nécessaire.
- – Assistance urgente
- – Organe atteint.
- – Je suis vivant. je vais bien.
- – En intervention sur partenaire.
- – Ne pas déranger.
- – Zéro pb.
- – Désactivation médicale.
- – Mode intermittent par contrainte.
- – Test.
- – Terminé.
Un Enquêteur qui désire intercepter le biolocalisateur d’un collègue peut activer cette fonction à partir de son volandos. La séquence à presser sur les touches de couleur de la barrette de poitrine est la suivante :
deux bleus pour un verre et tu doubles les rouges : Bleu – bleu – vert – rouge – rouge. Les réponses s’affichent sur la visière de son casque.
Les signaux transitent par les satellites de France Télécom ou par un Oméga. Kosmokastron qui gère les trois Omégas se débrouille pour que la transmission ne soit jamais interrompue.
Deux anecdotes pour démontrer l’utilité ou les dangers de ces biolocalisateurs.
– Il semblerait que la CIA ou la NSA en aurait découvert l’existence et intercepté les signaux.
Jules et Paul l’ont appris, douloureusement, lors de leur mission « Feuilles d’Or » en Guyane. Isolés en pleine forêt vierge, ils furent attaqués par des autogires alors qu’ils survolaient la canopée. Paul s’en tira, mais Jules fut abattu.
Si le dorsal de son volandos fut détruit et le ceinturon endommagé, la combinaison lui sauva la vie. Il ne lui restait plus que son biolocalisateur pour communiquer. Mais la CIA avait détourné une partie du satellite d’Orange. Jules réussit néanmoins à transmettre sa position grâce aux efforts de Thomas, le geek de la formation de Jules.
– Cinq ans plus tôt, un Enquêteur fut kidnappé par une bande de malfrats. Ceux-ci avaient appris l’existence du biolocalisateur. Ils l’ont donc arraché du corps de Pierrick. Par chance, pour lui, dans ce cas, l’appareil émet automatiquement une alarme très spéciale. Alex, alors nouvel Enquêteur, avait récupéré Pierrick très grièvement blessé et l’avait remonté directement à bord d’un Oméga. Jules a raconté cette histoire à Manfred.


